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Alphonse X le Sage montra envers Ségovie une très grande prédilection et convertit l'Alcázar en une de ses résidences préférées, jusqu'à la fin de sa vie où il célébra les réunions des "Cortes" dans cette ville qui lui était restée fidèle. Au XIVième siècle, Ségovie fut témoin de combats entre clans de la noblesse, qui n'ont pas épargné l'Alcázar, ce qui a obligé le nouveau métier de l'artillerie à renforcer ses remparts et à augmenter son système de défense. Les rois de la dynastie Trastámara ont conservé la nouvelle galerie, construite parallèlement à la première, pour en faire un somptueux ensemble de salons, du style des palais andalous. La décoration gothique-mudéjare de ces salles commence avec la reine Catherine de Lancaster, qui assure la régence de son fils Juan II. Sous le règne de ce dernier, il y eut de grandes fêtes courtisanes, dans l'Alcázar, évoquée par Jorge Manrique dans ses célèbres "Coplas". |
Les rois de la Maison d'Autriche y venaient fréquemment et Philippe II y célébra son mariage avec sa quatrième épouse, Anne d'Autriche. Ce roi fit d'importants travaux dans l'Alcázar, comme la cour de style "herrerien" ou la réforme des toits couronnés de chapiteaux pointus en ardoises, qui lui donnent cet air de château d'Europe Centrale.
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Plus tard, on a commencé à utiliser la forteresse comme prison d'état, d'importants personnages y furent confinés. Elle conserva cette fonction, jusqu'en 1762, quand Carlos III fonda à Ségovie le Collège Royal d'Artillerie , qui fut installé dans l'Alcázar en 1764; son premier directeur fut le Comte Felix Gazola . Ce centre y est resté, sauf une brève parenthèse, jusqu'au 6 mars 1862, jour où un incendie a détruit les toitures. A partir de cette date, le Collège, qui deviendra ensuite École d'Artillerie, va passer au Couvent de San Francisco, à Ségovie. L'Alcázar fut restauré, en 1898, on y installa au premier étage les Archives Générales Militaires et en 1953 fut créé le "Patronato" de l'Alcázar de Ségovie, responsable du musée actuel. |